L’été au Saguenay–Lac-Saint-Jean est synonyme de bleuets, de fraises… mais depuis quelques années, un autre petit fruit attire de plus en plus mon attention : la camerise.
En fait, ma découverte de la camerise remonte à bien avant aujourd’hui. Mon grand-père en fait pousser dans sa cour et trouve toujours une occasion de me faire goûter à de nouvelles choses. Depuis, chaque fois que j’en mange, j’ai envie de découvrir de nouvelles façons de la déguster. Cette curiosité me pousse aujourd’hui à partir à la recherche de la meilleure façon de découvrir la camerise, directement là où elle est cultivée.
Je réalise rapidement que la camerise est beaucoup plus polyvalente que je l’imaginais. Bien sûr, on peut la déguster fraîche lorsqu’elle est en saison, mais elle se transforme aussi en une foule de produits qui permettent d’en profiter toute l’année. Chaque producteur y met sa touche et propose sa propre façon de faire découvrir ce petit fruit nordique.
S’il y a un mythe qui mérite d’être déconstruit, c’est bien celui selon lequel la camerise est trop sûre. Pourtant, lorsqu’elle est cueillie au bon moment, elle offre un bel équilibre entre le sucré et l’acidulé. Son goût est complexe, mais riche, au point où certains y reconnaissent des notes de bleuet, de framboise, de cassis ou même de prune.
Tout est une question de maturité. Une camerise récoltée trop tôt peut être plus acidulée, mais lorsqu’on lui laisse le temps de mûrir comme il se doit, elle révèle toute sa douceur. À mon avis, la meilleure façon de la découvrir, c’est de la goûter fraîche, à la suite d’une autocueillette, pour s’en faire sa propre idée.
Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, les producteurs débordent d’imagination pour mettre la camerise en valeur.
J’ai été surprise de voir tout ce qu’on peut retrouver : des jus, des sirops, des confitures, des chocolats, des camerises lyophilisées, des sauces, des produits glacés, des pâtisseries et même des bières. Chaque produit révèle une facette différente du fruit pour finalement réaliser que la camerise peut facilement trouver sa place dans notre quotidien, du matin jusqu’au soir.
Ce que je retiens surtout de cette expérience, c’est qu’en voulant découvrir l’un de nos petits fruits estivaux, je découvre également des producteurs passionnés. Ils prennent le temps de partager leur passion, de raconter leur histoire, d’expliquer leur façon de cultiver la camerise et de faire goûter les produits qu’ils créent année après année.
Pour moi, la meilleure façon de découvrir la camerise ne consiste pas seulement à en acheter à l’épicerie. C’est de prendre la route, de faire un détour, de s’arrêter chez les producteurs, de goûter à leurs créations et de voir tout ce que ce petit fruit inspire ici.
Qui sait? Un petit détour gourmand devient peut-être votre nouvelle tradition estivale. Après tout, il y a toujours un nouveau produit à découvrir, une nouvelle entreprise à visiter et une nouvelle façon de savourer la camerise. Une belle excuse pour reprendre la route et redécouvrir, été après été, les saveurs de notre coin.
Article signé par Charlie Brassard