Oui, le Saguenay — Lac-Saint-Jean est reconnu pour ses bleuets, mais qu’en est-il de nos fraises, nos camerises, nos canneberges, nos amélanches, nos framboises et les autres ? Qu’est-ce qui fait que nos petits bleus sont irremplaçables ?

En région, on le sait tous, nos produits ne goûtent pas la même chose qu’ailleurs, mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi ? Oui, nous sommes des gens très rigoureux auprès de notre terroir, mais au point de le goûter ? Y a-t-il une vraie distinction ou est-ce simplement inné ?

En fait, ne mettant pas l’instinct du Saguenéen et du Jeannois en doute, il existe bel et bien une différence entre certains produits cultivés en région et d’autres cultivés ailleurs, même aussi près que deux heures et demie de route dans le parc (2 heures et moins pour les plus téméraires et sans la pause «j’aurais dû y aller avant de partir»).

C’est d’ailleurs pour exprimer cette différence que Zone boréale a été créée : l’objectif principal étant de permettre l’identification, la sensibilisation et la promotion des produits agroalimentaires régionaux, fabriqués dans cette zone qualifiée de boréale qu’est la région. Mot pour mot, on se caractérise comme étant près de l’hémisphère nord (selon le dictionnaire Larousse), ce qui n’est pas faux géographiquement parlant et concrètement non plus, car il faut se l’avouer, même si ça ne fait pas le bonheur de tous de le dire à haute voix, il fait toujours un peu plus froid dans notre région isolée. Toutefois, qu’est-ce qui justifie que nos fraises sont si rouges et goûtent déjà la confiture à l’état frais ?

U6XzvTb5RmuqrfNkQI0l_IMG_1861

Voici une partie de l’explication qu’en fait le créneau d’excellence AgroBoréal :

«Selon plusieurs études, la latitude influencerait positivement la teneur en antioxydant de plusieurs petits fruits. De la même façon, le taux de sucres des fruits nordiques serait également plus élevé en raison de l’ensoleillement estival et du thermopériodisme (alternance entre des jours chauds et des nuits fraiches)…»

Pour plus d’informations sur l’industrie des petits fruits et les caractéristiques boréales de la région, consultez leur billet en ligne!

 


 Si ce n’est pas déjà dans vos habitudes, voici pourquoi vous devriez profiter pleinement du temps des petits fruits durant l’été :

L’abondance

Comme je vous parlais la semaine dernière, l’autocueillette est un moyen unique de découvrir les aliments dans le plaisir et la dégustation constante. Nous sommes actuellement en pleine saison des fraises, alors pourquoi ne pas en profiter pour faire vos réserves d’hiver ? Prenez un plus gros panier qu’à l’habitude et allez cueillir au maximum dans les champs qui regorgent de fruits savoureux !

Par ailleurs, vous pouvez consulter le Calendrier des produits agroalimentaires du Saguenay — Lac-Saint-Jean en ligne pour planifier vos stratégies d’attaque et ainsi mettre à profit les récoltes saisonnières et ce, au-delà des petits fruits !

La conservation

Plusieurs moyens de conservation sont à votre disposition, il suffit d’investir un peu de temps en été ou en automne pour pouvoir profiter des récoltes tout au long de l’année ! Les petits fruits se congèlent facilement entiers, en morceaux ou en purée (compote, coulis, etc.) Évidemment, la texture en est affectée mais l’utilisation pour des recettes nécessitant une cuisson (par exemple dans des muffins, des gaufres) ou tels quels, gardés congelés (en sorbet, en smoothies, sur du yogourt), nous permet de les apprécier tout autant. Allez consultez notre article Manger local hors saison à ce sujet pour planifier vos réserves.

Les valeurs nutritivesphoto-1447354952986-1529000d777c

Les petits fruits sont bien reconnus pour leur teneur intéressante en antioxydants, en plus des fibres, de la vitamine C et d’une faible quantité de calories (± 50 calories pour 100 g de baies). Une portion correspond à ½ tasse (mais bien rares sont ceux qui s’arrêtent à cette quantité !) La saveur plus sucrée des petits fruits d’ici nous permet heureusement de diminuer le complément de nos recettes par le sucre ajouté. Ainsi, la tartinade maison, faite avec les petits fruits un peu moins sexy du lot, nécessitera beaucoup moins de sucre que le 60 % et plus, contenu dans les confitures commerciales !

Reste tout de même que le plus agréable avec ces fruits, c’est la préparation très rapide et pratique : on les lave et on les mange. Pour les plus jeunes, pas besoin de couper ni d’éplucher ! Pour les grands, grignoter un panier de bleuets frais devant un film ne peut qu’être agréable en remplacement aux chips qui font du bruit et qui salissent même les voisins !

Vous voyez ? Le Saguenay — Lac-Saint-Jean est unique en son genre, même si cela implique que nous pelletons chaque hiver beaucoup trop de neige !

Soyez fiers de choisir et de cuisiner avec les produits de la Zone boréale !

 Voici où vous rendre pour profiter du temps des fraises ! 

Et si jamais vous en avez trop cueillis, essayez cette recette originale et santé de compote de fraises, tirée de 3 fois par jour :

INGRÉDIENTS

  • 8 tasses de fraises fraîches [régionales !]
  • 1/4 de tasse d’eau
  • 1/4 de tasse de sucre
  • Le jus d’un citron

ÉTAPES

Dans une grande casserole, verser tous les ingrédients et porter à ébullition.

Baisser le feu, puis laisser mijoter à feu doux pendant 10 minutes.

Passer les fraises au tamis afin de retirer un maximum de liquide, puis verser dans un robot-mélangeur.

Réduire en compote, puis laisser refroidir au réfrigérateur avant de déguster.

Donne 1 tasse.

Un billet de:

Émilie TremblayÉmilie Tremblay,

Technicienne en diététique

[email protected]