Tout au long de l’année, nous travaillons fort et nous rêvons à la planification de nos congés pour la belle saison tant attendue. Que ce soit sur plusieurs semaines ou simplement les fins de semaine (pour les novices de ce monde), les temps libres d’été ne sont clairement pas exploités de la même manière que les autres.

Peut-être s’agit-il d’une folie personnelle, mais ma capacité de gestion des affaires quadruple lorsqu’il est temps de combler les moments d’une journée ensoleillée de toute sorte d’activités estivales dans le but ultime de profiter de la belle température et de faire mes réserves de vitamines D pour les jours plus moches (mais pas moins adorés) de la saison.

Dès le début de l’été, pour les experts planificateurs qui dorment en nous, les nombreuses publications du type «activités à faire en été» sont d’excellentes sources qui nous aident à faire nos choix et à découvrir une multitude de petits endroits discrets et accueillants que renferme notre région.22733233 - close up portrait of cute girl picking flowers in field.

Dans ce sens, nous vous suggérerons une activité coup de cœur ces temps-ci, en lien bien sûr avec l’alimentation et le Saguenay — Lac-Saint-Jean, soit l’autocueillette de camerises et de fleurs d’ail.

Premièrement, au bonheur de tous, le concept d’autocueillette est bien ancré dans notre région. Nous sommes d’ailleurs très choyés puisqu’avec nos nombreux producteurs, plus impliqués les uns que les autres, c’est devenu une pratique courante depuis plusieurs années. Évidemment, le fait de cueillir soi-même ses aliments à la ferme permet d’éviter tout transport de marchandises (il n’y a pas circuit plus court que ce dernier !) Mais en plus, il s’agit d’une expérience de découverte ultime pour les petits et les grands, par la compréhension de la réalité des agriculteurs de chez nous et de leurs méthodes de culture des aliments qu’on achète normalement à l’épicerie (car non, les tomates et les fraises ne poussent pas dans les paniers en osier des magasins grande surface !)

Maintenant, pour venir accompagner le concept de se rendre directement au champ pour y cueillir un fruit sur sa plante, il est dorénavant possible de le faire avec la camerise !

camerise-1-lgAh la camerise. Oui, nous en parlons énormément ces dernières années et avec raison ! Imaginez un bleuet, avec un peu plus de caractère : moins uniforme et plus allongé, avec une texture semblable et un goût qui s’y apparente, mais mélangé à celui de la framboise, de la mûre et d’un peu de rhubarbe… Il y a de quoi en parler !

Nutritionnellement parlant, la camerise, au même titre que plusieurs petits fruits, contient plein d’antioxydants et une très bonne quantité de vitamine A et C. De plus, pas nécessaire de changer votre routine pour l’adopter, puisqu’il est possible de l’apprêter comme tous les autres petits fruits, soit en tartes, en smoothies, crus pour les collations et bien d’autres ! Vous pourrez ainsi varier vos habitudes alimentaires sans déstabiliser la famille pour autant. Autre avantage : ce fruit est celui qui vient satisfaire nos envies de fraîcheur d’été en premier puisque sa récolte se fait dès la fin juin, début juillet (comme on dit : là là).

 

Où pouvons-nous faire l’autocueillette de camerises ?

Plusieurs fermes régionales offrent ce service, en voici quelques-unes :

Alpaga Bersi — Chicoutimi-Nord, où il est possible de faire l’autocueillette ainsi qu’une visite à la ferme des alpagas.

L’évolution fruitée — Saint-Félicien, où vous pouvez en plus obtenir plus de renseignements sur les différentes variétés de camerises.

Les Vergers Bicolores — Saint-Ambroise, possédant pas moins de 13 000 plants de camerisiers dans ses champs !

*Notez qu’il reste environ deux semaines de cueillette pour ces fermes, mais que les camerises sont des fruits plutôt fragiles, le vent et les oiseaux peuvent donc écourter la récolte : la procrastination n’est pas de mise !

Coup d’œil sur l’industrie de la camerise

Isabelle T. Rivard, Créneau d’excellence AgroBoréal

Au Québec, les premières plantations de camerisiers ont été réalisées en 2007 dans la Zone boréale, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. C’est d’ailleurs dans la région que l’on retrouve le tiers des superficies du Québec qui comptait en 2015 plus de 200 producteurs ayant mis en terre plus de 1 million de camerisiers. Le plant atteignant une productivité intéressante de 5 à 7 ans après sa plantation, les volumes de camerises récoltés sont en croissance et suivent la progression des implantations réalisées de façon plus intensive depuis 2013. Actuellement, environ la moitié de la production est destinée au marché de l’exportation. Il existe une association provinciale, Camerise Québec, qui regroupe et représente les producteurs de camerises afin de supporter le développement de l’industrie.

Source : www.camerisequebec.com

Une autre suggestion !

141107_089cg_lsv_fleur_ail_sn635Gâtés comme nous le sommes en région, l’autocueillette de fleur d’ail est aussi possible. La fleur d’ail possède les mêmes avantages que l’ail frais du côté des saveurs, mais en plus doux et sans le goût piquant et la fameuse haleine plus ou moins désirable que nous laisse ce dernier plusieurs heures après l’avoir mangé (notons que ça fait toutefois son charme). Il s’agit en fait de la tige qui ressort du bulbe d’ail et du bouton de la fleur, qu’on récolte avant son ouverture. Il est nécessaire de l’enlever, pour permettre au bulbe de grossir et ainsi le récolter plus tard en saison (qui donne l’ail frais que nous connaissons). En faire l’autocueillette, c’est donc rendre l’utile à l’agréable ! La fleur d’ail se consomme comme un légume et permet d’ajouter une belle saveur à vos repas, vos salades et se prépare même en pesto (belle occasion de s’en cueillir une bonne quantité pour ensuite se faire pleins de petits bocaux de pesto à conserver au congélateur !)

Intéressé à récolter vous-même votre fleur d’ail ? Soyez prêts, car c’est ce dimanche 10 juillet seulement que la Ferme Tournevent d’Hébertville nous offre cette occasion, allez consulter l’invitation de Zone boréale ! Si vous ne pouvez vous y rendre, ne vous inquiétez pas, la fleur d’ail demeure disponible directement à la ferme et dans plusieurs épiceries de la région.

 

 

Un billet de:

Émilie TremblayÉmilie Tremblay,

Technicienne en diététique

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