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Localisée aux abords de La Petite Décharge sur l’île d’Alma, Riverbend est une ville industrielle fondée par la Price Brothers and Company, dans les années 20, pour accueillir des travailleurs anglophones. Or, depuis 2015, lorsqu’on parle de Riverbend, on parle surtout d’une microbrasserie almatoise. Riverbend, un nom anglophone, mais d’abord et avant tout un nom bien ancré dans le jargon historique de la municipalité.

Sur la scène microbrassicole québécoise, le nom Riverbend nous renvoie directement aux frères Morasse, Sébastien et Jean-Philippe. Sébastien a fait ses classes chez Dieu du Ciel avant de devenir brasseur à la Microbrasserie du Lac Saint-Jean. Après quelques années de labeur et d’apprentissage, il a eu envie de faire ses propres trucs. Il avait un plan en tête; partir sa propre microbrasserie avec son frère et sa conjointe Audrey Girard. Olivier Spénard – ancien conseiller au Peluso (réputé magasin de bières à Montréal) et serveur à la Micro du Lac – n’a pas tardé à se joindre à l’équipe au département des ventes.

Quand j’ai su que Sébastien ouvrait une nouvelle micro au Lac, pas tellement loin de son ancien milieu de travail, je me suis tout de suite demandé comment il allait se démarquer. La réponse n’a pas tardé. À la Micro du Lac, il brassait beaucoup de bières typiquement belges. Chez Riverbend, il s’acharne désormais sur des styles plus anglais, des trucs allemands, américains… Nous n’avons qu’à penser à leur magnifique Bitter, à leur Stout à l’avoine ou encore à leur impressionnante gamme de Berliner Weisse (régulière, framboise, griotte, camerise). Et les bières de Riverbend sont en canettes, un format pratique, de plus en plus en vogue, qui protège notamment la bière de la lumière et qui minimise le poids au transport.

J’ai demandé à Sébastien Morasse de me décrire Riverbend en trois mots. Je savais que l’exercice allait être difficile, mais j’avais vraiment envie de voir ce qu’il allait répondre. Et voici : «dynamique, accueillant, canettes». Voilà qui résume assez bien la jeune histoire d’une jeune brasserie plein de promesses. Il a aussi tenu à spécifier «à quel point ils sont reconnaissants de l’accueil des clients, sans qui rien ne serait possible».

img_2144Avant de vous laisser sur votre soif, je vous présente quelques notes de dégustation sur la première bière que j’ai goûtée de Riverbend, la Pale Ale 50/50 :

Blonde aux reflets orangés, bien effervescente, mais peu mousseuse, qui présente un nez finement houblonné. Le «50/50» réfère à l’assemblage de cette bière qui a été fermentée 50% en fût de chêne et 50% en cuves d’inox. Au goût, des pointes de miel percent le fruité des houblons auquel s’ajoute une pointe de vanille (probablement en provenance de la moitié fermentée en barriques). Nous parlons d’une bière qui se boit facilement, mais qui ne laisse pas indifférent. Une Pale Ale légère, qui se boit à grosse gorgée, mais qui surprend par les subtilités de sa complexité. Définitivement un truc à apporter au chalet, à la pêche, en camping… et même au beau-père à Noël!

Un billet de:

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PierreLuc Gagnon

Chroniqueur, conseiller, spécialisé en bières de microbrasseries québécoises