Parmi les productions les plus typiquement associées à la Zone boréale figurent certainement en tête de liste les petits fruits ! La filière des petits fruits nordiques regroupe principalement le bleuet sauvage, mais également la canneberge, la camerise, l’amélanche et plusieurs autres (cerisiers nains, aronie, argousier, sureau, viorne, chicoutai, airelles, noisettes, etc.).

La majorité de ces petits fruits sont indigènes et peuvent être soit récoltés à l’état sauvage ou cultivés en sélectionnant des cultivars répondant à certains critères de production ou de mise en marché. D’autres cultivars sont originaires d’autres régions boréales à travers le monde et ont été sélectionnés pour leur rusticité en régions nordiques.

blueberries-801571_1920 (2)La production de petits fruits en général bénéficie de la condition d’isolement de la Zone boréale qui assure une protection contre les ravageurs. La production biologique en est ainsi avantagée ou du moins une production sans pesticides. Les petits fruits sont adaptés au climat boréal et sont souvent naturellement associés à cet environnement. Les petits fruits possèdent une concentration très élevée en antioxydants (les anthocyanines). Plusieurs parmi ceux cultivés dans la région figurent parmi les fruits et légumes qui en contiennent le plus tels que le bleuet, la canneberge, la camerise, l’aronia, le sureau et l’amélanche. Ils sont reconnus à juste titre comme des aliments fonctionnels puisque leurs propriétés ont un impact positif sur la santé humaine. Selon plusieurs études, la latitude influencerait positivement la teneur en antioxydant de plusieurs petits fruits. De la même façon, le taux de sucre des fruits nordiques serait également plus élevé en raison de l’ensoleillement estival et du thermopériodisme (alternance entre des jours chauds et des nuits fraiches). Les petits fruits et leurs sous-produits peuvent être utilisés en alimentation animale afin de faire bénéficier aux élevages de leurs propriétés bénéfiques. L’impact de cette alimentation reste toutefois à être démontré sur les caractéristiques des produits des animaux en ayant consommé de façon significative (viande, lait…).

L’expertise présente pour la production de bleuets sauvages se développe pour répondre à la production d’autres petits fruits. Les infrastructures de transformation pour le bleuet peuvent être utilisées pour leur transformation. C’est notamment le cas pour la canneberge et la camerise. La sélection et la mise au point de différentes variétés de cultivars sont facilitées par la présence d’une entreprise spécialisée dans la multiplication in vitro des végétaux, Végétolab.

La production canadienne de petits fruits a augmenté en réaction à une demande croissante de la consommation. La demande continuera de prendre de l’essor à mesure que la science médicale dévoilera d’autres bienfaits diététiques associés aux petits fruits. En effet, des études ont montré que, parmi tous les fruits, ce sont les petits fruits qui contiennent certains des constituants les plus bénéfiques sur le plan biomédical. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, on retrouve actuellement plus de 80 entreprises qui produisent des petits fruits (autres que le bleuet). Le potentiel commercial de ces petits fruits est documenté et la principale contrainte à leur mise en marché demeure les volumes. Plusieurs produits à base de ces petits fruits peuvent être développés de par leurs propriétés variées permettant à la population d’en bénéficier à travers une vaste gamme de produits innovants sains et savoureux !

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Un billet de:

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Isabelle T. Rivard, M. Sc.

Directrice générale du créneau d’excellence AgroBoréal

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