Le gaspillage alimentaire, tout le monde connaît. On sait que c’est l’une des plus grandes problématiques reliées à nos habitudes de consommation actuelles, qui se définit généralement par l’ensemble de la nourriture destinée à la consommation humaine, qui est gaspillée tout au long de la chaîne alimentaire: au champ, au transport, à la transformation, à l’épicerie, au restaurant ou encore à la maison.

Ici, plutôt que d’aborder le gaspillage alimentaire, terme assez démoralisant pour nos producteurs et transformateurs qui travaillent si fort pour nous proposer des produits frais le plus longtemps possible dans la saison, nous parlerons de rentabilité alimentaire.

La rentabilité alimentaire c’est bien simple, c’est l’envers de la médaille. C’est mettre de l’avant une pratique positive et accessible pour tous, plutôt que d’entamer une lutte sans fin contre une mauvaise habitude à connotation particulièrement négative. C’est l’art d’utiliser (lorsque possible) un aliment à son plein potentiel avec toute l’imagination et la débrouillardise qu’on peut retrouver dans notre cuisine.

C’est donc à se demander pourquoi le Saguenay-Lac-Saint-Jean, région où les habitants applaudissent sans relâche leurs productions agroalimentaires et agricoles, ne deviendrait pas un exemple de mobilisation en ce qui a trait à la conservation de ses récoltes?

L’industrie de production et de transformation alimentaire travaille avec acharnement afin de nous présenter fièrement des aliments frais de qualité, accessibles diversifiés. Nous devons sans aucun doute en tirer profit jusqu’au bout.

Quelques trucs pour rentabiliser les alimentsphoto-1424593463432-4104fa2c015a

– Pommes: utiliser les épluchures pour faire une gelée de pommes ou des « chips sucrées » au four, en y ajoutant un peu de cannelle et de sucre.

– Carottes: une fois bien lavées, il devient inutile de les éplucher. Autrement, utiliser les surplus pour en faire un confit.

– Pommes de terre: conserver la pelure le plus possible (frites au four, pomme de terre au four, etc.) sinon, il est facile d’en faire des croustilles au four avec un peu de sel et d’huile.

– Autres pelures/cœurs/trognons: conserver au fur et à mesure au congélateur et ajouter à un bouillon. Il suffit de bien filtrer et vous ajouterez ainsi beaucoup de saveurs à votre recette. (ex: épluchures d’ail, d’oignons, de navet, tiges de persil, pieds de champignons, etc.)

– Légumes moches fatigués: couper en cubes et conserver dans un contenant au congélateur. Au moment de la sauce à spaghetti ou du potage, rajouter simplement à la préparation.

– Fruits ramollis: laver et couper en cubes, puis congeler (idéalement sur une plaque puis mis par la suite dans un contenant). Ajouter aux smoothies.

– Pains moins frais: simplement congeler pour griller plus tard. Faire du pain doré, du pouding au pain ou sécher au four pour en faire une chapelure ou des croûtons.

Pour en apprendre davantage, vous initier à la rentabilité alimentaire ou encore influencer votre entourage, consultez le Guide des bonnes pratiques de conservation et de transformation des aliments. On y parle des avantages, des mises en garde, des différentes méthodes de conservation et on y donne plusieurs autres trucs!

Surtout n’oubliez pas, Meilleur avant ne signifie pas Pas bon après

Un billet de:

Émilie Tremblay,

Technicienne en nutrition

emilie.tremblay@tableagro.com