brasserie_cooperative_chasse_pinteLa scène microbrassicole de la région est en pleine effervescence, pour notre plus grand bonheur. Il est désormais de plus en plus facile de trouver un endroit pour déguster de la bonne bière, que ce soit à Saguenay, Alma, Saint-Gédéon, Saint-Félicien, Dolbeau-Mistassini ou même à l’Anse-Saint-Jean.

La Chasse-Pinte est installée dans l’ancienne caserne de pompiers de l’Anse-Saint-Jean depuis 2015 et elle représente l’une des plus petites microbrasseries au Québec (si bien qu’on la classifie comme nanobrasserie). On y brasse jusqu’à huit brassins de 120 litres par semaine. J’ai posé quelques questions à Mathieu Boily, brasseur et gestionnaire de la Chasse-Pinte, afin de démystifier ce secret bien gardé.

– De quelle façon croyez-vous que La Chasse-Pinte par rapport aux nombreuses autres microbrasseries?

Toutes nos bières sont concoctées en très petits volumes. Nous tentons d’intégrer le plus possible d’ingrédients boréaux et/ou locaux / régionaux. Notre mode de gestion est la coopérative de solidarité, donc nous avons des décideurs de tous les horizons. La brasserie n’est pas animée par sa simple rentabilité à tout prix.

 

– Quel est le produit dont vous êtes le plus fier et pourquoi?

L’Artémis, une blonde à l’armoise. C’est une bière qui se démarque, qui ne goûte rien de ce que je connaisse… et je dis ça de façon positive!

– Quelle est votre philosophie à la Chasse-Pinte?

Comme nous ne cherchons pas le profit à tout rompre, nous nous permettons de mettre les Êtres Humains au centre de l’entreprise et de se donner les moyens de s’amuser le plus possible dans le travail. À date, ça marche en masse!

chasse_pinte_fjord_terrasse– Quelle est votre suggestion pour une expérience optimale à la Chasse-Pinte?

Notre endroit pour déguster, c’est le Bistro de l’Anse (propriété de la même coopérative que celle qui possède la brasserie). Je vous suggère de boire une IPA Session avec des calmars frits nappés de sauce à la camerise, en attendant le début du spectacle du samedi, sur la terrasse donnant sur le Fjord du Saguenay.

– Un paquet de microbrasseries se sont développées dans la région au cours des dernières années. C’est beau à voir! Il y a maintenant des micros un peu partout. Qu’est-ce que vous avez à dire sur ce joli développement de l’industrie au Saguenay–Lac-Saint-Jean?

La région semble être un foyer d’éclosion pour la créativité et l’entrepreneuriat. Il y a aussi une très grande entraide entre les différentes microbrasseries régionales; ce n’est pas qu’un fait amusant pour les journalistes. On parle vraiment de quelque chose de concret, qui a rendu les derniers projets de microbrasseries possibles. Le soutien des micros plus «anciennes» est inestimable à mes yeux. Elles ont tracé le chemin.

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Pour en apprendre plus sur la Chasse-Pinte, je vous invite à consulter le site Internet du Bistro de l’Anse, leur page Facebook ou à utiliser l’application Aumenu pour connaître tout ce qu’il y a à déguster sur place.

– Et le mot de la fin Mathieu?

Avec notre projet, nous avons bien assimilé la morale de la fable de la Fontaine « Patience et longueur de temps valent mieux que force et rage » (Le lion et le rat). Nous avons pris le rôle du rat grignotant les mailles du filet très au sérieux dans notre démarche d’ouverture de microbrasserie. Nous avons pris notre temps et avons fait les choses dans le bon ordre. Nous l’avons tellement assimilé que nous lui avons dédié une série de bières!

Un billet de:

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PierreLuc Gagnon

Chroniqueur, conseiller, spécialisé en bières de microbrasseries québécoises